mardi 18 décembre 2018

Trafic international de cocaïne

: une piste d’atterrissage découverte au Maroc.
  – AFP – 17/12/2018.

Les services de sécurité marocains ont levé le voile sur une tentative de construction de piste d’atterrissage par des trafiquants de cocaïne internationaux, destinée à servir de point de transit de cette drogue en provenance des pays d’Amérique latine à destination de l’Europe.

C’est ce qu’a indiqué un communiqué de la police marocaine.

© AP PHOTO / ANIS BELGHOUL

 Dans le sillage du démantèlement, la semaine passée, au Maroc, d'un réseau criminel transnational de trafic de cocaïne, le Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ) a annoncé la découverte d'un projet de construction de piste d'atterrissage.

Cette dernière était destinée à être utilisée dans les opérations d'acheminement de la cocaïne d'Amérique latine vers l'Europe, en transitant par le territoire marocain.

Selon le texte du communiqué, des renseignements ont été obtenus lors de l'interrogatoire auquel a été soumis l'un des prévenus de nationalité colombienne, interpellé dans le cadre du réseau démantelé la semaine dernière. Les enquêteurs ont localisé le 15 décembre une ferme dans les environs de Boujdour, dans la région de Dakhla, territoire disputé entre le Maroc et le Sahara occidental.

Cette ferme, servant de base arrière pour faciliter les opérations de stockage et de trafic de cocaïne, était destinée à recevoir cette piste d'atterrissage.

L'homme en question a «suivi des sessions d'entrainement en aviation, et […] est entré illégalement au Maroc en vue de participer à la mise en place d'une piste clandestine d'atterrissage dans les environs de Dakhla».

«Afin d'assurer le décollage et l'atterrissage des avions que le réseau criminel envisageait d'utiliser dans les opérations de trafic de cocaïne en provenance d'Amérique latine vers l'Europe, en transitant par le Maroc», précise la police.

Le communiqué ajoute que la perquisition dans la ferme citée ci-dessus menée par les forces d'intervention du BCIJ «[…] s'est soldée par la saisie d'équipements et de matériels en relation avec les voies aériennes de trafic international de cocaïne».

En plus de ces équipements, 3.100 kilogrammes de kérosène (un kilogramme de kérosène équivaut à 1,25 litre de ce dernier), trois grandes pompes à carburant, deux moteurs, cinq générateurs électriques, des pièces de rechange pour les pompes, des câbles électriques et 46 conteneurs comprenant 2.700 litres de carburant et des équipements mécaniques, ont également été récupérés.

La semaine dernière, le BCIJ a saisi 1.004 kilogrammes de cocaïne lors du démantèlement de ce réseau international de trafic de drogue.
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Ancien officier algérien: la cocaïne saisie à Oran est une affaire de narco-terrorisme.
Par Kamal Louadj – 27/06/2018.

Les 701 kg de cocaïne saisis le 29 mai à Oran faisaient partie d’une opération de narco-terrorisme et non pas de narcotrafic, a affirmé un ancien haut officier de l’Armée nationale populaire algérienne soulignant que cette quantité de drogue dure était destinée à financer l’achat d’armes pour déstabiliser l’Algérie.


Le 29 mai, 701 kg de cocaïne ont été saisis à bord d'un bateau dans le port de la ville d'Oran, supposé transporter de la viande rouge importée du Brésil pour le compte de Kamel Chikhi surnommé «Kamel le boucher».

L'inculpation de ce dernier avec plusieurs magistrats et plusieurs hautes personnalités, dont le fils d'un ancien Premier ministre ou encore plusieurs maires et walis pour trafic d'influence, est loin d'avoir révélé tous les tenants et les aboutissants de cette affaire qui est sans précédent dans l'histoire de l'Algérie.

Mohammed Elias Rahmani, un ancien haut officier de l'Armée nationale populaire algérienne (ANP) et fondateur du parti politique Front des forces vives à Paris, a une toute autre analyse de cette affaire.

Dans une vidéo publiée le 25 juin sur la chaîne YouTube de son parti, il a estimé que la cocaïne interceptée à Oran rentrait dans le cadre du narco-terrorisme et non pas dans celui du narcotrafic et de la corruption, comme veut bien le faire croire la vague de déclarations de certains officiels et le traitement médiatique qui s'en est suivi.


Pour lui, le fait que c'est l'ANP, informée par les services de renseignement espagnols, qui est intervenue pour intercepter cette cargaison en place et lieu de la police nationale et des services de douanes confirme la thèse qu'il avance.
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Cocaïne et corruption en Algérie: le retour en force des RG.
Anis Belghoul – 02/10/2018.

Après l’affaiblissement de leur rôle durant des années, le nouveau chef de la police algérienne aurait décidé de réformer complètement les renseignements généraux et de leur redonner un rôle stratégique au sein de son département.

Lancée après la saisie de 701 kilos de cocaïne du 29 mai dernier dans le port d'Oran, sur fond de scandales liés à la corruption, la vague de changements qui a agité la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) ne serait visiblement pas arrivée encore à son terme.

 

En effet, le colonel Mustapha Lahbiri, le directeur général de la DGSN, aurait décidé, selon des sources citées par le site d'information Algeriepatriotique, le 2 octobre, de remettre les renseignements généraux (RG) de la police au centre de l'activité de son département.

S'appuyant sur «le bilan de l'ensemble des expériences de cette structure de la DGSN, et notamment sur une étude des raisons de l'échec d'anticipation de certains événements nationaux», ces sources ont affirmé que l'actuel chef de «la DGSN entend par cette réforme donner plus de pouvoirs aux renseignements généraux, dont le rôle était quelque peu marginalisé pendant des années au profit des chefs de sûreté de wilaya, qui concentraient tous les pouvoirs durant le règne du général-major Abdelghani Hamel».
© AFP 2018 ARNULFO FRANCO
Cocaïne saisie à Oran par l’Armée: le chef de la DGSN débarqué par Bouteflika

Tout en rappelant que les RG se sont vu, il y a quelques années, retirer les enquêtes d'habilitation concernant la promotion des hauts cadres de l'État, au profit de la Police judiciaire, par le ministère de l'Intérieur, les mêmes sources ont indiqué que «la réhabilitation des renseignements généraux de la police aujourd'hui s'expliquerait par l'urgence d'orienter l'action de la police vers la prévention: un thème qui revêt une importance capitale dans la conjoncture actuelle».

© AP PHOTO / ARNULFO FRANCO
Cocaïne en Algérie: de hauts responsables et leurs enfants dans le viseur de la justice

Après l'éviction du chef de la DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, le 26 juin, le nouveau chef de la police algérienne, le colonel Mustapha Lahbiri, fraîchement nommé par le Président de la République, a procédé à d'autres changements dans les directions de la sûreté de plusieurs wilayas (Alger, Tipaza, Boumerdès, Bouira, Tizi Ouzou, Tlemcen, Mostaganem et Oran). Il a aussi limogé le directeur national des RG, Djilali Boudalia, et nommé à sa place Slimane Benyettou.





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