vendredi 8 mars 2019

La fleur de lys

Durant plus de 800 ans, la fleur de lys fut le symbole naturel de la France .
La Monarchie française, grâce à sa dynastie nationale, fit de ce symbole, le symbole inégalé d’une France forte, riche et puissante.


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 Le Royaume de France en images

Dès lors, la France devint le Royaume des lys et chaque province, chaque ville du Royaume arbora, non seulement dans ses armoiries mais également dans son paysage urbain, avec fierté, la fleur de lys.
Aujourd’hui le Royaume des lys n’est plus , mais les lys de France sont encore bien présentes.
Il suffit à n’importe quel badaud visitant l’une des villes de l’ancien Royaume des Lys de lever un peu les yeux et il pourra apercevoir par si et là de nombreuses fleurs de lys, mais également, des armoiries royales.
Le Royaume des lys n’est plus, mais l’ombre de sa puissance,elle, demeure…
Car les lys de France sont éternels.
La Couronne dans son album “le Royaume de France”, vous fait partager, ses découvertes trouvées sur le net , des traces du Royaume des lys dans notre espace urbain…

Ces dessins ont 100 ans

Diaporama : Les années 2000 imaginées, au 19 e siècle !


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Les bûcherons du futur


mercredi 6 mars 2019

La vigne aux âges des Métaux

La vigne cultivée en Méditerranée aux âges des Métaux.

Les plus anciens vestiges de vigne cultivée, datés de l’âge du Bronze, sont attestés à Tell esh-Shuma, en Israël (Chalcolithique), et à Jéricho, en Palestine (Bronze moyen).

Pour le IIIe millénaire, sa présence est repérée en Égypte, puis en Grèce et en Crête.

Tasse à vin en or, art mycénien vers 1500 av. notre ère. The British Museum, Londres. © Jastrow

Dans la péninsule italienne, elle est établie à partir du début Ier millénaire avant notre ère, vers les XIe-VIIIe siècles, dans les environs de Bologne, précisément sur le site de la nécropole de San Vitale à Casteldebole (Bologne), puis à Rome dans la période des VIIIe-VIIe siècles.

Bien que les témoignages soient rares pour le sud de l’Italie, il est probable que les Grecs installés en colonies y aient aussi cultivé la vigne dès cette époque.

Cratère-rafraîchissoir à figures noires, représentant Dionysos et son thiase, céramique attribuée à l'atelier du peintre d'Antiménès, Grèce, vers 520-510 av. notre ère. Ce vase est accompagné d'une louche en bronze.
Musée du Louvre, Paris. © RMN/Hervé Lewandowski

En Espagne du Sud, où les Phéniciens avaient établi des comptoirs, des sites de production viticole semblent avoir été actifs dès le début du VIe siècle, tel l’Alt de Benimaquia, dans la région d’Alicante, qui a fourni plus de 7 000 pépins aux archéologues !

Au nord-ouest, la viticulture aurait été introduite, à la même époque ou un peu plus tardivement, par les Grecs installés à Ampurias (Catalogne).

Lot d'amphores massaliètes datant du Ve siècle av. notre ère, découvert lors d'une fouille dans le quartier de la Bourse à Marseille (ancienne cité grecque). © CCJ-CNRS Aix-Marseille Université/Ph. Foliot

En France méditerranéenne, les sites archéologiques qui ont livré les plus anciens restes archéobotaniques de vigne cultivée sont ceux du Mourre de Sève à Sorgues (Vaucluse), de Lattara à Lattes (Hérault), du Marduel à Saint-Bonnet-du-Gard (Gard) et de l’oppidum du Plan de la Tour à Gailhan (Gard).

La vigne était donc présente dans cette région à l’âge du Fer, du VIe au Ier siècle avant notre ère.

Le saviez-vous ? Chalcolithique

Période caractérisée par l'apparition de l'industrie du cuivre, qui prend place, au début du IIIe millénaire, entre le Néolithique et l'âge du Bronze.

L'âge du Fer : premiers signes de mise en culture et de vinification
En Gaule méridionale, l'âge du Fer correspond à une période de profondes mutations en ce qui concerne l'exploitation de la vigne.

Histoire et archéologie montrent que les Grecs débutent une viticulture intensive, à but commercial, peu après leur installation à Marseille, en 600 avant notre ère.
À la même période, les populations autochtones développent également la culture de la vigne. 

Vue générale de la plantation de vigne de Port Ariane. © C. Jung, Inrap

L'anthracologie (étude des charbons de bois) met en évidence la présence de plus en plus fréquente des résidus de bois de vigne : dès le Bronze final (-1400 à -800) ils représentent ainsi entre 3 à 10 % de la masse totale de charbons de bois identifiée sur le site de Port Ariane (Hérault), et un taux semblable  pour celui de Lattara (Hérault) du IVe siècle avant notre ère et jusqu'à la période romaine.

Cette relative abondance, qui n'est pas observée pour la période précédente, pourrait indiquer qu'il s'agit de restes issus d'une pratique de taille.

Le vignoble de Lattara Lattes (Hérault, IIe siècle av. notre ère) est l'un des plus anciens attestés. Des fosses alignées y dessinent des rangées - elles accueillaient les ceps de vigne -, les traces perpendiculaires sont liés au marcottage. Fouille Inrap/Isabelle Daveau et Cécile Jung.©

Grâce à la carpologie (étude des graines), on perçoit également une brusque augmentation de la proportion des pépins issus de variété de vigne cultivée dans les échantillons analysés correspondant au Ve siècle avant notre ère, ce qui prouve indéniablement un développement de l'exploitation de la vigne à cette époque.

On découvre des quantités considérables de pépins parfois carbonisés, comme dans le site de Lattara, ou gorgés d'eau, comme ceux extraits d'un puits de l'âge du Fer au Mas de Vignoles IV à Nîmes.

Vue partielle des dépôts dans l'une des tombes du Mas de Vignoles IV à Nîmes (premier quart Ier siècle avant notre ère). © V. Bel, Inrap

La culture de la vigne est alors attestée dans près de 60 % des sites du sud-est de la France, où elle perdurera jusqu'au Moyen Âge.

La mesure de taille des pépins a permis de discerner la présence systématique de pépins issus de la vigne domestique aux côtés d'un type correspondant à la vigne sauvage ancestrale.
Il semble dès lors probable que la viticulture se soit rapidement répandue dans le Midi à la période charnière entre le premier et le second âge du Fer.

Elle présentait le plus souvent un caractère extensif, c'est-à-dire avec des plantations plutôt espacées, à la différence du modèle plus intensif (aux plantations plus concentrées) de la viticulture grecque ou de celle qui laissera de nombreuses traces sur le site de Lattara au cours du second âge du Fer (-450 à -50).

La vocation de cette viticulture indigène ne laisse guère de doutes.

Son utilisation pour la production de vin a été établie dans quelques sites, notamment à l'île de [page|13257|Martigues] pour le IVe siècle avant notre ère, où l'on a retrouvé ensemble pépins, pédicelles (petites tiges rattachant les grains de raisin à la rafle), rafles et fragments de peaux déchirés, qui constituaient de véritables résidus de vinification carbonisés.

Le saviez-vous ? L’anthracologie

L'anthracologie consiste à étudier les charbons de bois découverts soit en contexte archéologique soit dans les sédimentations naturelles.

Qu'ils proviennent de foyers de combustion domestiques, de la crémation volontaire ou non d'objets ou de structures en bois, ou de l'incendie de forêts, ces restes carbonisés, sont examinés au microscope.

Leur analyse et leur interprétation permettent à la fois de déterminer quelle était la végétation d'un lieu ou d'une région à l'époque où ils ont été brûlés, et l'usage qu'en faisaient les humains.

Pour les périodes de la Préhistoire et de la Protohistoire, les fragments de bois de vigne sont souvent mélangés avec d'autres types de bois, ce qui rend plus difficile leur identification.

La viticulture gauloise de l'âge du Fer

En -600, les Phocéens (Grecs d'Asie Mineure) débarquent sur le côte méditerranéenne au sud des Alpes et fondent Massalia. Installés pour faire du commerce, ils commencent par importer leur vin d'Étrurie.

Ce n'est qu'à partir du milieu du VIe siècle avant notre ère, avec l'arrivée de nouveaux colons, que les Massaliètes procèdent à l'installation d'un vignoble.
Il s'agit d'abord de satisfaire leurs propres besoins ; par la suite, une partie de leur production sera destinée à la vente.

Les découvertes réalisées sur le site de Saint-Jean du Désert (un quartier de Marseille) témoignent directement de la culture de la vigne et de la production de vin.
Le vignoble s'étendra ensuite progressivement dans la région.

Les nombreux pépins de raisin de Vitis vinifera mis au jour indiquent qu'une culture indigène s'est mise en place sur le littoral méditerranéen de la Gaule, en région de Provence et dans le Languedoc, et attestent la présence de vigne cultivée à partir de -500.
Enfin, les amas de pépins trouvés au cours des sondages sur le site de Lattes (Hérault), interprétés comme étant des résidus de pressage du raisin, ont confirmé que l'activité vinicole était particulièrement florissante entre -225 et +25.


Tombe gauloise de Warcq

La tombe aristocratique gauloise de Warcq (Ardennes).

 Vidéo : Inrap 08/01/ 2015

Une équipe mixte, composée d’archéologues de la cellule départementale d’archéologie des Ardennes et de l’Inrap, vient d’achever la fouille de la tombe aristocratique gauloise de Warcq (Ardennes).


Sur prescription de l’État (Drac Champagne-Ardenne), ce chantier a été entrepris sur le tracé de l’autoroute A304, aménagé par la Dreal, entre Charleville-Mézières et Rocroi.

Ce type de tombe aristocratique, contenant un char d’apparat ou de guerre, émerge dès le VIIe siècle avant notre ère et disparait avec la fin de la période gauloise.
La Champagne-Ardenne est célèbre pour de telles pratiques funéraires, généralement datées du début du second âge du Fer (Ve-IVe siècles avant notre ère).

Intervenants
Bertrand Roseau, responsable de la cellule départementale d'archéologie
Emilie Millet, spécialiste des objets métalliques gaulois (Inrap)

Plus d'informations sur http://www.inrap.fr et http://www.images-archeologie.fr.

L’acrylamide

 dans les aliments

Point sur la présence d’acrylamide dans les denrées alimentaires.

L’acrylamide est une substance qui se forme au moment de la cuisson à haute température de certains aliments riches en asparagine (un acide aminé) et en amidon.

Cette molécule est reconnue comme cancérogène avéré pour l’animal et possible pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Des températures trop élevées et une cuisson trop longue augmentent le taux d'acrylamide dans les frites - Hans Haase

Quels sont les aliments contribuant le plus aux expositions à l’acrylamide ?

L’aliment le plus contributeur à l’exposition à l’acrylamide reste les pommes de terres sous forme de frites ou sautées.
Le café, et en particulier le café noir, est le second contributeur à l’exposition à l’acrylamide des adultes, alors qu’il s’agit des biscuits sucrés chez les enfants.

Quelques gestes simples peuvent contribuer à réduire l’exposition des consommateurs à l’acrylamide :

Surveiller l’huile de friture ou de cuisson pour ne pas la laisser surchauffer.
Ne pas faire dorer à l’excès les produits.
Ne pas consommer les zones les plus brunies lors de la cuisson, qui sont les plus riches en acrylamide.

Enfin, l’Anses rappelle qu’il est préconisé d’avoir une alimentation diversifiée et équilibrée, riche en fruits et en légumes et modérée en aliments gras et frits.
…………………



Autre article : Soyons raisonnables - Rédigé par Seppi (extrait).

« L'Homme a cuit sa nourriture depuis qu'il a appris à maîtriser le feu ; nos méthodes de cuisson ont continué de s'améliorer ; et notre industrie alimentaire a fait preuve de responsabilité en réduisant les risques d'exposition.

Il n'a pas été prouvé que l'exposition à l'acrylamide induit un risque de cancer pour les humains ; de fait, notre niveau d'exposition est extrêmement faible, alors que les gesticulations des ONG suscitant des peurs sont devenues extrêmement irresponsables. Il serait peut-être temps d'en appeler à la « raison ».


L'acrylamide est-il un risque grave de cancer ?
Non ! C'est la dose qui fait le poison.

Faut-il vraiment avoir peur de l'acrylamide ?
Les ONG agitent sans aucune éthique l'aiguillon de la peur.

Avons-nous besoin de modifier nos habitudes alimentaires ?
Le US National Cancer Institute dit clairement que non !
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Suite de l’Anses :

Depuis 2002, l’Anses a évalué à plusieurs reprises les risques liés à cette molécule et contribue à la connaissance de l’exposition des français via leur alimentation.
Elle a également saisi l’EFSA pour que les connaissances sur cette molécule, sa toxicité et les moyens de diminuer l’exposition des consommateurs soient consolidées.

En 1994, l’acrylamide a été reconnu comme cancérogène avéré pour l’animal et possible pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Cette substance était alors connue comme un danger associé à la fumée de cigarette, ou encore pour les travailleurs manipulant cette substance.
 L’Anses a dans ce cadre produit des valeurs limites d’exposition des travailleurs à cette substance.

Il a également été découvert, en 2002, que cette substance se forme dans les aliments riches en amidon et en asparagine lors de leur cuisson à une température supérieure à 120°C.
Elle fait ainsi partie de ce que l’on appelle les produits néoformés, absents de l’aliment initial, qui se forment au cours de sa préparation.

Dans ce contexte, l’Agence a été saisie, en 2002, sur les risques sanitaires liés à la présence d’acrylamide néoformé au cours des procédés de transformation et de cuisson des denrées alimentaires.

De nombreuses recherches ont alors été engagées au plan international et en particulier à l’Agence, au laboratoire de Fougères.

Les travaux de l’Agence

Après deux premiers points d’information publiés en 2002 et 2003, l’Agence a publié en mai 2005, une nouvelle mise à jour des connaissances sur les aspects toxicologiques, notamment la biodisponibilité, de l’acrylamide néoformé après ingestion via les aliments et son impact sur les cellules animales.

Dans ce travail, l’Agence a également réalisé une évaluation de l’exposition de la population française à l’acrylamide à partir de produits consommés en France.

Les concentrations en acrylamide de la majorité de ces produits ont été mesurées par le laboratoire Anses de sécurité des aliments de Maisons-Alfort.

En juin 2011, l’Anses a réévalué l’exposition de la population française à l’acrylamide grâce au second volet de l’étude de l’alimentation totale (EAT2). Celle-ci a diminué de 14% pour les adultes et de 45% pour les enfants par rapport à l’estimation de l’exposition française faite en 2005.

En outre, l’exposition de la population française est plus faible d’un facteur 2 à 4 environ comparativement à celle estimée par la FAO/OMS pour 17 pays du monde.

Cependant les données de l’EAT permettent d’estimer que les niveaux d’exposition de la population française restent trop proches des doses reconnues cancérogènes chez l’animal.

L’exposition à l’acrylamide par voie alimentaire demeure donc une préoccupation en termes de santé publique et il apparaît nécessaire de poursuivre les démarches visant à réduire les expositions.

L’Europe se mobilise sur la question

Depuis 2007, la Commission européenne a mis en place des plans de surveillance du taux d’acrylamide dans les denrées alimentaires.

Chaque année, des contrôles ont lieu au sein des Etats membres et leurs résultats sont synthétisés par l’EFSA.
Entre 2007 et 2010, peu de variations des taux d’acrylamide ont été observées.

En 2011, la Commission européenne a alors mis en place des valeurs seuils pour les aliments considérés comme fortement contributeurs.

En cas de dépassement de ces valeurs, les industriels produisant l’aliment doivent analyser leur process de production, définir le moment auquel se forme l’acrylamide, puis trouver une solution afin d’en faire diminuer le taux.

A cet effet, un répertoire des actions possibles (au champ, au stockage, en cours de process,…) a été défini par les industriels.

Le dispositif mis en place par la Commission européenne, ainsi que les recommandations qu’elle a formulées pour limiter l’exposition à l’acrylamide par voie alimentaire, sont encore récentes.
Il est donc difficile d’estimer à ce jour leur impact.

Par ailleurs, les agences sanitaires française, danoise, allemande et suédoise ont décidé, au vu de nouvelles données scientifiques disponibles, de saisir l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) pour une mise à jour des évaluations de risques liés à l’acrylamide ingéré par voie alimentaire.










Cité maya

 - Chichén Itzá

Des archéologues mexicains ont découvert des centaines de vestiges de très grande valeur dans une grotte située sur le site maya de Chichen Itza, dans le Yucatan (sud-est du Mexique), a indiqué un chercheur responsable de ce projet.


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El Castillo (pyramide de Kukulcán). Fcb981

« Ce trésor scientifique, découvert dans cet espace "mystique", compte sept offrandes, notamment des brûleurs d'encens en céramique ainsi que d'autres objets », a indiqué le chercheur Guillermo de Anda, lors d'une conférence.

Les scientifiques espèrent que la datation de ces vestiges permettra de savoir qui étaient et d'où venaient les Itzaes, le peuple maya qui vivait dans la péninsule du Yucatan.

Les rares codex mayas qui ont survécu à la conquête espagnole sont emblématiques de l'art maya. Éclusette

Cette grotte avait été découverte, il y a plus de cinquante ans, par la population locale qui en avait alors informé l'Institut national de l'anthropologie et de l'histoire (INAH).

Un chercheur envoyé par l'INAH avait, pour une raison inconnue, décidé de murer l'entrée de cette cavité et s'était contenté de rédiger un rapport technique dans lequel il n'indiquait pas l'emplacement de la découverte.

Calendrier maya sur le Codex Dresden, l’un des rares à avoir survécu à la conquête espagnole.

Un rapport technique tombé dans l'oubli

Dans un premier temps, l'archéologue Guillermo de Anda, qui travaille depuis trois ans sur un projet dans la région, n'a pas fait attention à ce rapport.

L'an dernier, alors qu'il étudiait un des gouffres situés à deux kilomètres du temple de Kukulcan, sur le site archéologique de Chichen Itza, il est tombé sur la grotte Balamku.

« Ce que nous avons alors découvert était incroyable, rien n'était altéré et un des brûleurs d'encens est même devenu une stalagmite », a raconté Guillermo de Anda. Les archéologues, qui ont parcouru jusqu'à présent quelque 460 mètres « à quatre pattes ou à pied », continueront à explorer la grotte, profonde d'environ 24 mètres, et à analyser les objets archéologiques in situ.

Les experts estiment que les plus grands brûleurs d'encens pourraient dater de l'époque post-classique (700-1000 après J.C.). Selon eux, tous ces objets ont été amenés sur le site en empruntant ces galeries tortueuses, menant jusqu'aux cavernes où ils croyaient sûrement atteindre « les entrailles des dieux ».


Bas relief en stuc du musée de Palenque

Apprivoiser un serpent corail, gardien de la grotte

« Il est possible que nous découvrions des matériaux plus anciens, y compris des restes humains squelettiques, sous les boues et les sédiments », a ajouté l'archéologue.

Guillermo de Anda a raconté que les Mayas qui habitent toujours au Yucatan l'avaient averti qu'un serpent corail était le gardien de la grotte.
En effet, un reptile de ce type, qui est parmi les plus venimeux au monde, a bloqué pendant quatre jours l'accès de la grotte aux scientifiques.

À la demande des Mayas vivant près du site archéologique, le groupe d'archéologues a donc organisé pendant six heures une cérémonie spirituelle « d'expiation » afin d'éviter que ne se produise un drame en pénétrant dans la cavité.

Les habitants ont affirmé que le premier archéologue qui, il y a plus de cinquante ans, avait muré la grotte avait procédé à ce même rituel durant deux jours.

En langue maya, Balamku signifie « dieu jaguar », en référence à cet animal mythique auquel ils prêtaient la capacité d'entrer ou de sortir du monde souterrain.

Localisation des territoires occupés par la civilisation maya préhispanique.© Sémhur

Chichén Itzá est une ancienne ville maya située entre Valladolid et Mérida dans la péninsule du Yucatán, au Mexique.

Chichén Itzá fut probablement, au Xe siècle, le principal centre religieux du Yucatán ; il reste aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants et les plus visités de la région.


Le site a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1988, et a été élu, le 7 juillet 2007, comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde après un vote controversé organisé par la New Seven Wonders Foundation.

Stèle D de Copán : lithographie d'après un dessin de Frederick Catherwood.

La présence d'une cité maya à cet endroit est due à la présence d'au moins cinq puits naturels (cénotes)2 qui constituaient un trésor inestimable dans cette région dépourvue d'eau.
Le site doit d'ailleurs son nom à cette source d'eau souterraine : Chi signifie « bouche » et Chén, « puits ». Itzá (« sorcier de l'eau » en maya yucatèque) est le nom du groupe qui, selon les sources ethnohistoriques, constituait la classe dirigeante de la cité.

Le linteau 24 de Yaxchilan montre un exemple de pratique rituelle de l'autosacrifice dans la civilisation maya : Dame Xoc y est représentée en train de faire passer à travers sa langue une corde hérissée de lames d'obsidienne afin d'imbiber de son sang du papier dont l'incinération lui servira ensuite à invoquer le Serpent-vision. Michel wal

Civilisation maya

La civilisation maya est une ancienne civilisation de Mésoamérique principalement connue pour ses avancées dans les domaines de l'écriture, de l'art, de l'architecture, de l'agriculture, des mathématiques et de l'astronomie. C'est une des civilisations précolombiennes les plus étudiées avec celles des Aztèques et des Incas.

Elle occupait à l'époque précolombienne un territoire centré sur la péninsule du Yucatán, correspondant actuellement à une partie du sud du Mexique, au Belize, au Guatemala, au Honduras et au Salvador.

Masque maya de la période postclassique, exposé au musée national d'anthropologie de Mexico. Wolfgang Sauber

C'est une des plus anciennes civilisations d'Amérique : ses origines remontent à la préhistoire.
La sédentarisation de populations est attestée, dans l'aire maya, à l'époque archaïque, entre le VIIe et le IIIe millénaire av. J.-C., les villages les plus anciens ayant été retrouvés sur les côtes de la mer des Caraïbes et de l'océan Pacifique

Alfred Maudslay à Chichén Itzá en 1889.

À plus d'un égard Chichen Itzá demeure une énigme : sa chronologie, à cheval sur le Classique terminal et le Postclassique ancien, demeure floue ; l'identité des Itzá est incertaine et, surtout, la nature exacte des liens indéniables entre la cité maya et le Mexique central fait toujours l'objet de débats.

Les allées à l'intérieur du site archéologique sont bordées de nombreux étals de souvenirs et de produits plus ou moins inspirés de l'art et de l'artisanat mésoaméricains. Raymundo1972

Époque préhispanique

Les premières traces d'occupation et de construction, à Chichén Itzá, ont été datées des VIIIe ou IXe siècle.

Le plan architectural final a été développé au Xe siècle, avec l'émergence du pouvoir régional de la cité, qui devint la capitale de la zone du centre à la côte nord du Yucatán, et dont le pouvoir s'étendait jusqu'aux côtes est et ouest de la péninsule.
Selon les données dont disposaient les archéologues en 2003, Chichén Itzá aurait perdu ce pouvoir régional et se serait dépeuplée au XIe siècle.

Édifice appelé « La Iglesia » (« l'église »). Wolfgang Sauber

Époque classique

La plus ancienne date en écriture maya découverte à Chichén Itzá équivaut à l'an 832.

Cénote Sacré. Original téléversé par ZeBBy

Époque postclassique

La date la plus récente inscrite à Chichén Itzá en écriture maya évoque l'année 998 et a été découverte dans le temple dit de l'ossuaire (Osario).

Le Castillo en 1843 à l'époque de John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood
. Fouilles archéologiques

À l'époque de la Conquête, les Conquistadors espagnols firent du site la première capitale du Yucatán (1532), mais l'abandonnèrent rapidement.

Chac-Mool de la substructure du Castillo. HJPD

Au milieu du XIXe siècle, Chichen Itzá fut exploré par John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood.
En 1894, Edward Herbert Thompson fit l'acquisition de la plantation sur laquelle se trouvait le site.
Il fut le premier à remonter des artefacts mayas à la surface du cénote (1904), d'abord en le draguant, ensuite en plongeant en scaphandre. Le produit des fouilles fut expédié au Peabody Museum.

L'observatoire astronomique de Chichén Itzá. Fcb981

À la suite d'une plainte de Teobert Maler, le gouvernement mexicain réclama la restitution de ces trésors archéologiques.
En 1944, La Cour suprême du Mexique rendit un jugement en faveur de Thompson.
 En 1959, eu égard au ressentiment persistant des Mexicains, le Peabody Museum restitua une partie des objets.
Des fouilles scientifiques de grande envergure furent menées au XXe siècle par la Carnegie Institution, notamment sous la direction de Sylvanus Morley.

Le temple des guerriers jaguars. Original téléversé par ZeBBy

Travaux de restauration

Plusieurs campagnes de restauration ont été menées à Chichén Itzá.
Les premiers travaux de grande ampleur furent commencés en 1922, sous la direction de Manuel Gamio.
La dernière campagne de restauration, commencée en 2011 et encore inachevée, est la plus ambitieuse.

Tikal, Guatemal, Temple -   Maurice Marcellin —

El Castillo

L'édifice le plus important et le plus spectaculaire du site est une grande pyramide en terrasses, appelée Castillo (château en castillan) par les conquistadors espagnols.

Le temple du Devin d'Uxmal - Sybz

D’une hauteur de 24 mètres du sol à la plateforme supérieure, il ne s’agit pas de la plus haute de la région (elle est par exemple moins élevée que celle de Uxmal, haute de 40 m) mais c'est celle qui est dans le meilleur état de conservation (il n'est d'ailleurs plus possible de grimper jusqu'au sommet, et ce, depuis 2007, dans un esprit de conservation).

Du sommet de la pyramide, on peut toutefois voir tous les autres édifices du site ainsi que la forêt environnante, d'une superficie de 300 hectares.

Noble offrant des fèves de cacao - Yelkrokoyade

La légende veut qu'à la fin du Xe siècle, Chichén Itzá ait été occupée par les Toltèques conduits par le légendaire Quetzalcoatl, le Serpent à Plumes, chassé par une faction rivale de la capitale toltèque, Tula, au nord de l'actuelle Mexico.

Le Castillo, attribué à ces étrangers, présente des innovations architecturales qui tournent autour du thème du Serpent à Plumes.

La pyramide a une base carrée et une vocation calendaire.
En effet, la civilisation maya a développé à un degré très avancé l’astro-architecture qui consiste à allier les connaissances astronomiques au savoir-faire architectural.

Voûte en encorbellement du Palais d'Uxmal - Sancho Panza

Ainsi, la pyramide présente quatre faces chacune divisée en neuf plateaux et portant quatre escaliers ayant chacune 90 marches, et non 91 comme le croient un grand nombre de personnes, en effet les marches ont été numérotées récemment afin de mettre fin aux rumeurs.

Fresque murale à Bonampak - Photo © 2004 Jacob Rus

L’orientation et la construction de la pyramide sont telles qu'au moment précis des équinoxes de printemps et d'automne, le soleil produit avec les arêtes de la pyramide une ombre portée qui fait croire que les grosses têtes de serpents au pied des escaliers de la pyramide sont prolongées par le corps ondulé d'un serpent.
Ce serpent n'est autre que le dieu Kukulkan ou « serpent à plumes ».
Ce phénomène provoque un afflux très important de touristes à cette époque.

Détail du Quadrilatère des Nonnes d'Uxmal - tato grasso

La pente des escaliers est assez raide et si l’ascension pose généralement peu de problème, le vertige contraint fréquemment les visiteurs à s’aider d’une corde installée spécialement à cet effet pour la descente.
Mais depuis 2007, il est interdit de monter sur la pyramide à cause de plusieurs décès.

Palais de Palenque - Peter Andersen

La grande pyramide fut érigée par-dessus une plus petite, préexistante: en 1936, les archéologues ont retrouvé cette substructure enfouie sous l'édifice que les touristes admirent actuellement.

À son sommet se trouve un petit temple en bon état de conservation qui contient un trône de pierre sculpté en forme de jaguar aux yeux de jade auquel fait face un chac-mool, sur lequel on déposait des offrandes.
Un tunnel très étroit dont l’entrée est située sous l’escalier permet d’y accéder.

La face nord diffère des autres en ce qu'elle comporte deux petites ouvertures sur le côté.

La pyramide comporte quatre grands escaliers. Lorsque l'on frappe des mains au pied de ces escaliers, depuis environ cinq à dix mètres, le bruit que renvoie l'écho ressemble à un cri d'oiseau, symbolique supplémentaire célébrant les dieux mayas.

L'observatoire

L’observatoire (également appelé caracol ou escargot en espagnol) fait face à la grande pyramide et permettait aux Mayas d’étudier le mouvement des étoiles dont ils avaient une connaissance très précise.
En effet, les "prêtres" mayas ne sortaient jamais la journée afin d'avoir un œil plus sensible leur permettant ainsi d'observer les étoiles sans aucun appareil.
Il permet aussi de voir la planète Vénus attribuée au dieu Kukulcan (Dieu principal Maya).

Terrain de jeu de balle de Copán - Talk2winik

Le grand terrain de jeu de balle

John Lloyd Stephens fut le premier à identifier une structure qu'il baptisa « Gymnase » ou encore « Court de tennis ».
Sa disposition lui rappela celle d'une structure semblable, équipée d'anneaux, à Uxmal, qu'il pensait destinée à des « jeux publics ».

Il fit ensuite le rapprochement avec un texte du chroniqueur espagnol Herrera décrivant le « tlachtli », le jeu de balle tel qu'il était pratiqué par les Aztèques à l'époque de la conquête espagnole.
Stephens conclut fort judicieusement qu'un jeu fort semblable existait à Chichen Itzá.

Il s'agit effectivement non seulement du plus grand terrain de jeu de balle de Chichen Itzá - qui en compte treize, mais du plus grande de toute la Mésoamérique.
Les dimensions exceptionnelles du Grand terrain de jeu de balle de Chichén Itzá amènent les archéologues à penser qu'il s'agissait ici plus d’une cérémonie que d’un sport.

On pense, en s'appuyant notamment sur les grandes fresques en bas reliefs qui entourent le terrain, que lors des grandes fêtes une équipe représentant les forces de l'inframonde (le monde souterrain où les morts se rendaient - symbolisées par des jaguars) affrontait une équipe représentant la lumière (sous la forme d'aigles) avec une balle en caoutchouc (ils maîtrisaient la vulcanisation).

Le match pouvait s'étendre sur plus d'un jour et selon les explications des guides sur place, la tête du capitaine de l'équipe perdante était tranchée par le capitaine de l'équipe gagnante et son sang était répandu sur le sol.

Les Mayas associaient le sang à la vie et pensaient qu'il permettait donc une fertilisation du sol, améliorant les récoltes.
Pour les Mayas, c'était un grand honneur ; la tête était ensuite empalée dans le mur prévu à cet effet juste à côté du stade de pelote.

Le terrain de pelote présente des caractéristiques acoustiques surprenantes.
Si l'on produit un son (par exemple en claquant dans ses mains) à droite du terrain, on peut entendre 7 échos.

De l'autre côté, en se positionnant à la gauche, on peut entendre 9 échos.
 Les chiffres 7 et 9 étaient magiques pour les Mayas et apparaissaient fréquemment dans les structures des constructions de cette civilisation.

Le temple des guerriers

Le temple des guerriers jaguars possède des fresques qui relatent la conquête de la péninsule par les Toltèques.

L'entrée du temple (interdit au public) qui est construit sur une pyramide est délimitée par deux magnifiques piliers, posés sur deux énormes têtes de serpents et précédés par un chaac-mool : cet étrange personnage est sculpté dans la pierre dans une position à moitié couchée et reposant sur les coudes, de telle sorte qu'il soutient sur le ventre un plateau destiné à recevoir les offrandes faites au dieu (les cœurs des victimes sacrifiées).

Tout près du temple des guerriers se dresse le temple des mille colonnes, chacune d'elles étant taillée en forme de serpent à plumes.

Cénote Sacré.

Un sacbé conduit à 300 m vers le nord, au cénote sacré, de 60 m de diamètre et 20 m de profondeur.

Le dragage du cénote a permis de mettre au jour de nombreux objets d'or et de jade ainsi qu'un nombre important d’ossements (en particulier de jeunes enfants).

Ces découvertes ont donné lieu à de très nombreuses interprétations.

Certains y ont vu la barbarie d’un peuple sanguinaire pratiquant les sacrifices humains pour apaiser le dieu de la pluie Chac en période de sécheresse : de jeunes vierges chargées de précieux ornements auraient été précipitées au fond du puits au cours d'une cérémonie solennelle qui se déroulait au lever du jour.

D’autres estiment aujourd’hui qu’il s’agissait peut-être d’enfants décédés très jeunes et dont le sacrifice avait pour but de permettre la purification ou la résurrection.

La version des historiens du pays est toute autre, puisque les fouilles n'ont mis au jour qu'une centaine de corps (devinés grâce aux ossements repêchés) ce qui signifie seulement 100 sacrifices pendant toute leur présence.

De plus, il s'agissait souvent de prisonniers et assez rarement de volontaires.
Les ossements retrouvés sont majoritairement masculins, ce qui met fin au mythe du sacrifice de jeunes vierges.

Il arrivait occasionnellement qu'une victime réussisse à se maintenir à la surface et à survivre jusqu'à midi, auquel cas elle était repêchée en tant que sauvée des dieux et sa parole était alors écoutée par les prêtres comme prédiction.

Structures supplémentaires

Le Tzompantli ou la plate-forme de crânes (Plataforma de los Craneos) montre l'influence culturelle claire du plateau central mexicain.
Contrairement à la tzompantli des hauts plateaux, les crânes ont été empalés verticalement plutôt qu'horizontalement comme au Tenochtitlan.